Deux voitures se garaient dans le parking, se trouvant à l’intérieur de cette ruelle d’Amilcar. La première voiture, une petite 106 de série 99, grise, s’arrêta devant le salon d’une coiffeuse. Le papa assis à son siège de conducteur, sortit le premier.
- Walahi 7ouma mta7fna thahra !
Sa fille, de 23ans, après hésitation sortit et ferma sa porte.
- Thahra mcha3ba !
La mère, encore assise sur son siège, contemplait l’entourage et murmura.
- Haw el7ajema ba7thek, el3atar, el taxiphone, 7ata eljazzar wel5athar.
Le père, en rigolant, pour diminuer la tension de sa fille, qui pour la première fois, se trouve obligée de quitter le foyer familial et de vivre loin de sa famille.
- Chay5a 3andek, en plus Sidibou Said 5atwa min hné.
De l’autre voiture, sortit l’oncle de l’amie de Rahma, en enlevant ses lunettes solaires.
- 7ouma tcharah oui, déjà haka 3lech chadit s7i7 fi dar malgré ke kraha ghali.
Sa nièce, la meilleure amie de Rahma, ouvrit sa porte, en portant son sac à main, et ne semblait guère prête à l’idée de vivre seule.
- Haya nchoufou iddar.
L’oncle, en tenant son gsm, chercha le numéro de propriétaire.
- Aya osb9ouni haw mich nkallem moula iddar.
La pension en question, se trouvait, à l’intérieur d’une impasse, à droite du salon de la coiffeuse. Rahma, était la première à pousser le portail commun, entre les cinq ou six appartements, se trouvant dans le même bâtiment.
Pour arriver à l’appartement qu’elles louaient, elles montaient l’escalier et attendaient la haut, l’arrivée de l’oncle de Basma, avec le propriétaite.
Un petit quart d’heure après, le propriétaire, un homme de la cinquantaine, longiligne de couleur de peau très mate. Ouvrit la porte.
- Ta3rfou walah ken mouch me5tha bil5ater lakont mich nekreha ha dwira.
Et en souriant.
- Dima n5ali bortmen, 3la mayetti. 3andi weldi lekbir sa3at i7b yji iriviz fi Amilcar donc n5alih 3la themtou.
Et en regardant avec insistance les deux filles locatrices.
- Ama 3la 5ater bneti, haw kritha !
Basma, en chuchotant à son amie.
- Oui, mon œil, ken majech wa5ou fiha 700 dinars walah layekhraha.
Et en grommelant.
- Malla 7okka mich nosknou fiha. Eni min tawa ti5na9t.
Rahma, qui semblait plus à l’aise, et dans son assiette disait.
- Mahi meublée 3ad !
Basma, qui était debout à la cuisine ou plutôt à la kitchenette qui se trouvait à l’entrée de cet appartement S+3. Jeta un coup d’œil, au petit hall, et à l’espace qui suit, où se trouvaient un petit salon et une télé écran plasma.
- Mafiha behi ken italfza.
Rahma, en regardant un peu les murs, chargés de tableaux.
- Et kawatrouet alahou akber hhhhh
Basma, en rigolant.
- Oui, bil9lila zayedna 100 dinars 5aterhom bil fitha hhhhh.
Pendant ce temps là, les deux mères commençaient par nettoyer le sol et les chambres à coucher, en enlevant la poussière qui régnait partout. Quant aux deux amies, elles répartissaient leurs bagages un peu partout et mettaient la nourriture qu’elles ont apportée avec elle dans le frigo.
L’oncle après avoir fait deux copies des clés, s’approcha de sa nièce, un peu transpirant puisqu’il faisait chaud à ce début d’octobre.
- Wini itofla ithaltha 3ad eli m3akom.
Basma, en attachant ses longs cheveux.
- Hay 9rib tousel ! 9allet t3atlou chwaya .
Puis, son gsm sonna.
- Hay , hiya !
Et en collant le combiné à son oreille.
- Ahla Nesrine, aya winik ? moula iddar fad mel mestanya wi7eb ya5ou leflous 9allek mazroub hhhh.
La fille, à l’autre bout du l’appreil.
- Haw ba7tha l’IHEC, intouma win exactement.
- Awel doura ba3d elfac ! hawka ba7tha el9antra !
- Ah ok!
Un quart d’heure après, Nesrine et ses deux parents se trouvaient à l’intérieur de l’appartement.
La mère, qui semblait, très méfiante et super protectrice, regarda les deux filles de travers et dit en adressant la parole à tout le monde.
- Walahi ken majewch swa7liya fi b3athhom, lan5ali binti tekri m3ahom
Et en s’asseyant sur le canapé.
- Ken lzem nekrilha fi hôtel, ama innes biwjouha.
La maman de Rahma, qui ne semblait pas apprécier la maman de Nesrine.
- Oui c’est clair.
La mère de nesrine, qui avait dans les 60 environ se leva de nouveau et se demanda.
- Kiffech fil makla mich ya3mlou ? eni binti late3ref itayyeb wla ta3ref taghsel elma3oun wla idbach. Rahi binti isaghrouna wmastansetch bil9athya, dima mdalela fi dar, idha mathezhech elrasha.
La maman de Rahma, cachant son mécontentement.
- Ataw yet3awnou, forsa jethom bech i3awlou 3la rwa7hom.
- Lé lé! Eni binti Yasser dalloula mihech mta3 tmarmid!
L’oncle, le dos collé au mur de la cuisine, disait d’une voix basse à Rahma.
- Inti wBasma ma3neha 9tates, ken hiya 3andha bnaya.
Et en souriant à Rahma.
- Ça commence bien eh, ghuir chay5ou rwa7kom !
Et en riant.
- Rabi m3akom wbara ! eni min tawa tkahrabt minha ha tofla womha !
écrit par: B.G.R

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